Environnement, une éthique de la responsabilité.

Ces derniers temps, je me reconnecte avec ce qui est important pour moi. Mon cerveau gamberge (et oui, observer la nature fait beaucoup réfléchir…) et fait des recoupements d’idées. Voici une réflexion toute simple, et motivante, que j’ai envie de partager avec vous.

L’environnement et plus largement la nature, sont quelque chose de vital pour moi depuis toujours. C’est ce que je recherchais lors de mes balades canines, c’est ce que je cultive dans mon jardinet. C’est ce qui me manque depuis qu’un arbre a été rasé dans mon jardin. C’est ce en quoi je crois (même si une petite voix pourrait souffler que c’est perdu d’avance) et pour quoi je me battrai jusqu’à la fin. (finalement le combat final de boxe est peut-être là…).

Mon parcours en dents de scie

Ces deux dernières années, c’est comme si j’avais baissé les bras. Je triais moins mes déchets, je consommais trop, laissais couler l’eau du robinet longtemps parce que « je frotte-un-truc-qui-colle-en-même-temps », bref je perdais de bonnes habitudes acquises depuis ma petite enfance! Pourquoi ? Parce que le défi me semblait trop haut. Parce que les politiques ne nous suivent pas. Parce que je me sentais impuissante, et aussi parce qu’une fois qu’on a pris des habitudes laxistes, on se complaît dedans. C’est EXACTEMENT la même chose que se laisser aller dans son canapé : si à ce moment-là tu te forces à enfiler tes baskets, tu vas faire une super session de running. Mais plus tu restes dans ton canap’, plus tu as envie d’y rester… Sauf que là, c’est ta planète qui crame.

Aujourd’hui, je cherche à me rendre utile et je commence à réfléchir à ce que je pourrai faire pour aider à influer dans le bon sens, afin que la vie sur Terre ne s’éteigne pas (au-delà de la nôtre, qui est probablement celle à laquelle j’accorde le moins d’importance, comparée aux espèces qui nous entourent). Dans mes loisirs, ou dans ma vie professionnelle. Ou dans les deux. Avant d’en arriver là, j’ai été tentée pendant des années de remettre la faute de ce qui nous arrive sur les autres : les citoyens qui surconsomment encore plus que moi, l’Etat qui est resté passif durant des décennies (et qui d’une certaine façon l’est toujours), les entreprises qui, misant exclusivement sur la croissance, se fichent bien de la pollution qu’elle engendrent et de ses effets sur la vie, les collectivités qui font un tri des déchets approximatif… tout le monde en a pris pour son compte.

A chaque acteur social sa responsabilité : l’irresponsabilité des uns ne doit pas entraîner celle des autres

En réfléchissant je me suis dit qu’il y a plusieurs ensembles d’acteurs dans la société (le supranational, l’Etat, les associations et rassemblements divers de citoyens, les entreprises, le citoyen lui-même…). Et que ce n’est pas l’inactivité d’un de ces ensembles qui doit être une raison pour les autres de ne pas prendre leurs responsabilités.

Est-ce que l’inexistence d’une politique environnementale sérieuse au niveau national, doit dissuader le supranational d’agir et d’établir des normes strictes ? Non. Est-ce que les fanfaronnades de mon Etat doivent me décourager de chercher des solutions pour préserver l’environnement à mon niveau ? Non plus.

Nous avons tous une part de responsabilité dans le présent et dans l’avenir. Nous ne devons en aucun cas nous laisser démotiver par le laxisme des acteurs qui nous entourent : ni par le pathétique des plus grandes puissances de la planète (pays développés, pays en voie de développement, appelez-les comme vous voudrez). Ni par l’attitude pitoyable et irresponsable de certains agriculteurs. Ni par les collectivités ni par ceux qui, censés nous représenter et défendre notre avenir, soutiennent de tout autres enjeux. Notre rayon d’action au niveau individuel a beau être faible, il n’est pas nul. Et j’ai envie de croire que la somme de nos individualités pourrait être supérieure au collectif. En tout cas le manque d’action du collectif ne doit pas décourager le simple citoyen d’agir en conscience.

Nous n’avons plus le droit, ni le temps, de ne pas croire en notre force d’action

Je conclus en reprenant les mots de Jean-Paul Sartre, que je trouve brûlants d’actualité. « L’écrivain est responsable malgré lui, parce qu’il nomme, et, du coup, il l’est aussi quand il choisit de se taire, puisque « se taire, c’est encore parler ». L’écrivain, c’est nous. Ne rien dire, ne rien voir ne rien faire, c’est encore faire… Nous devons nous interdire de croire que nos actes sont inutiles « parce qu’ils sont tellement ridicules par rapport à la masse de tout ce qu’il faudrait faire pour sauver notre planète ». Notre force de frappe peut être bien supérieure à ce qu’on imagine si on s’y met tous. Et à défaut d’être suffisante, au moins nous aurons essayé.

Nous ne pouvons pas « nous taire ». Tant pis pour ceux qui choisissent de le faire, états, collectivités ou individus. Je n’en ferai pas partie. Je n’ai toujours pas trouvé mon prochain boulot, ni mes moyens d’agir, mais mon action commence ici.