J’hésite à adopter un chien

« J’hésite à adopter un chien ». Dans mon entourage, on me questionne souvent à ce sujet. Comme souvent, il n’y a pas une réponse ferme et définitive, la réponse est en vous… Mais pour vous aider dans votre choix, voici quelques éléments de réflexion.

Sa place dans la tribu

Le chien sera un membre de la famille à part entière. Pas pour des raisons de mode, mais de réalité.

Un chien, c’est un engagement et des responsabilités. Il va falloir lui apprendre à vivre avec vous, et que vous appreniez à vivre avec lui. Cela implique certaines choses (nettoyage de la maison dans son jeune âge, apprentissage au club canin, sorties en laisse…) : si d’avance on rejette entièrement ces tâches-là, il vaut mieux effectivement ne pas prendre de chien. Rome ne s’est pas faite en un jour : petit chien mettra quelques semaines à être propre et quelques mois à se « poser » : à vous de vous sentir prêt pour l’accompagner à grandir. De la même manière si vous adoptez un chien adulte, il faudra vous occuper de lui et l’accompagner pour qu’il se sente bien dans votre maison. A étudier, donc. Si comme moi à l’époque où j’ai adopté mon premier chien, vous vous posez déjà beaucoup de questions pour savoir si vous serez un « bon » maître de chien, c’est déjà que vous êtes très concerné, et que vous le serez très probablement. Ne vous posez pas trop de questions, mais les bonnes questions !

Il faut aussi réfléchir en terme de « tribu » : un chien c’est une nouvelle interaction et un nouvel être dans la famille. Il faut donc penser « charge de travail » ou plutôt « implication » et d’avance établir des règles pour qu’une personne ne fasse pas tout dans la maison. A mon sens il faut raisonner en équipe, pour que l’équilibre de la maison soit agréable pour tous ses habitants. Bref, un chien, c’est un consentement mutuel…! Et d’un point de vue très personnel, c’est le premier pas vers une vie de famille.

La logistique

Je n’y consacre qu’un court paragraphe, car cet argument me semble fallacieux. Quand on se cache derrière cet argument, c’est souvent qu’il y a un blocage ailleurs, et qu’il faut revenir au premier paragraphe de cet article. Un chien ne demande pas grand-chose si ce n’est une place dédiée dans la maison (son panier, un endroit où il est en paix et dans lequel aucun animal rampant ne viendra lui tirer les poils des pattes pendant qu’il dort). Pour la voiture : vous prendrez un bagage inutile en moins pour faire rentrer son sac de croquettes dans le coffre. Pour les courts séjours : comme nous tous, vous trouverez une pension si vous ne pouvez le prendre avec vous sur un week-end. Et pour les grandes vacances, je lui souhaite de partir avec vous et donc que vous lui trouviez une location ou un hôtel qui accepte les chiens (de plus en plus fréquent. Hé oui, le chien, c’est la modernité..). On ne veut pas gérer ? On ne prend pas de chien. Avant votre naissance, votre mère ne s’est pas demandé ce qu’elle allait faire de vous pendant l’été qui a suivi votre naissance, elle a assumé ses actes. Ce que je veux dire c’est qu’une fois qu’on est sûr que l’on veut VRAIMENT un chien, la logistique suivra naturellement. Ce qui aura de l’importance à vos yeux n’étant plus les détails logistiques, mais votre animal lui-même (et cela, ça n’a pas de prix…). 

La logi »stique » ? Non vraiment croyez-vous, la vraie question ce sont les DENTA-stix !

Quel chien j’adopte ?

Une fois que l’on s’est mis d’accord sur le fait d’adopter un chien, cette question-là est capitale. Encore une fois, aucune réponse absolue car chacun est unique, et en plus, nous changeons avec le temps (donc essayez d’anticiper vos besoin futurs.. si vous pensez fonder une famille à moyen terme, n’adoptez pas plus de chiens que ce que vous ne pourriez vous en occuper…) ! D’avance, prévoyez plusieurs semaines de recherches pour faire le bon choix, vous ne regretterez pas d’avoir été patient. Si vous adoptez via une association, celle-ci (si elle est sérieuse) se renseignera certainement sur votre type de vie pour vous proposer des chiens qui lui semblent vous correspondre. Si vous achetez un chien en élevage, à vous de sélectionner une race en fonction de ses besoins primordiaux.

Avec cette bouledogue anglaise, vous ne ferez pas de couse à pied, mais beaucoup de gratous sur son ventre sont à prévoir !

Un Malinois a besoin de se concentrer et de se défouler : on ne le prend pas si on a déjà du mal à trouver la force d’aller faire ses courses… A l’inverse on ne prend pas un bouledogue si on est mordu de footing et de VTT ! (car il ne pourra pas suivre). Questionnez et interrogez les personnes qui possèdent des chiens, elles sont bien placées pour témoigner de leurs expériences et des besoins de leurs toutous.

Prenez vraiment le temps de vous renseigner car il y a des faux-amis : le bouledogue français par exemple, est bien plus pêchu que ce que l’on peut penser de prime abord ! C’est avec un bouledogue français que ma berger australienne a fait ses plus beaux sprints au club canin !!

Même ce tout petit chien a des besoins sociaux !

Et dans tous les cas, n’oubliez pas que tous les chiens, oui, tous les chiens, (même un Chihuahuah) ont des besoins minimum de relations sociales, (avec des humains comme avec des congénères), de découverte de nouveaux endroits (découverte notamment olfactive), et de sorties en dehors de la maison. Si vous pensiez acquérir un chien en même temps qu’une maison et pouvoir le laisser 24H/24 dans le jardin, oubliez cette idée… il sera malheureux, comme bien des chiens. A moins que vous ne lui assuriez un minimum de sorties avec vous dans la semaine, et une plus longue sortie le week-end !

Conclusion

C’est le Jalon 1 « aura-t-il sa place dans la tribu » qui détermine tous les autres. Si vous êtes d’accord pour adopter un chien et pour vous donner les moyens d’être heureux avec lui, même s’il faut en passer par quelques cours au club canin pour vous apprendre à « parler » avec lui, vous êtes en train de vous préparer à un grand bonheur. Prenez votre temps, votre chien vous le rendra !