Le bullet journal, l’agenda pas bête

Pour quelqu’un qui ne voulait pas entendre parler de rentrée… me voici déjà au rayon papeterie en train d’acquérir ce qui sera mon premier « Bullet Journal ». Au bout de quelques semaines, il m’a  conduite à des changements inattendus et très personnels ! A suivre dans un prochain article, mais pour l’instant, cela reste une très belle découverte en terme d’organisation et de développement personnel.

LE BUJO, QU’EST-CE QUE C’EST

Le bullet journal est un agenda que vous achetez vierge, et que vous allez remplir entièrement par vous-même,: pages calendrier, rubriques intermédiaires, dates d’anniversaires à ne pas oublier, ou tout ce que vous pourriez souhaiter y inscrire. (En bref : l’horreur. Patience…). Il existe aussi des versions pré-remplies, j’y viendrai probablement car cela m’évitera de m’en servir par intermittence parce que je n’ai pas encore créé les pages de la semaine.

Le « Bujo » un effet de mode ?

Certes. Il suffit de se balader un peu sur le web : les youtubeuses stylées, les french bobos des grandes cités, les étudiantes américaines pimpées (allez voir Youtube…), les mamans accomplies qui gèrent l’organisation de tous les habitants de leur foyer, les femmes créatives… elles y sont toutes, sur leur Bujo. Pour ma part je ne rentre dans aucune de ces catégories : les études sont loin derrière moi, mes talents en dessin se limitent à dessiner un grigri informe quand je suis au téléphone avec un client. Je ne suis pas non plus mère de famille, j’ai déjà du mal à me prendre en charge moi-même. Et pourtant, le Bujo, ce n’est pas si mal…

Le bullet journal, le plaisir de l’objet

Un bel objet

Au début, j’ai cru que l’expérience se limiterait à cela : posséder un bel objet et m’occuper durant deux soirs d’ennui. J’ai toujours adoré la papeterie. D’ailleurs je n’ai pas eu à acheter beaucoup de crayons pour remplir le bullet, il a suffi de ressortir les vieux pots-à-crayons, de les compléter avec deux trois feutres volés dans le bureau du conjoint, et  le tour était joué ! (Doublé d’un peu de mauvaise foi : « comment ça tes feutres ont disparu ?! ha parce que je suis responsable des feutres dans cette maison, maintenant ?! »). J’ai choisi le cahier Leuchtturm1917 parce que j’adooore l’Allemand donc j’aimais bien son petit nom propre. (Damned, cet argument-là vous ne risquez pas de le retrouver dans la bouche de grand monde sur Youtube !).
Comme le disent toutes les Youtubeuses averties « j’ai choisi celui-là mais vous auriez tout aussi bien pu prendre n’importe quel petit carnet ou cahier pourvu qu’il soit vierge et que le format vous plaise ».

Plus de balades dans le Bujo steuplaît.

Une organisation imparable 

Le bullet journal c’est la garantie de ne plus rien oublier. Sauf d’oublier le Bullet journal lui-même à la maison, et là je ne peux plus rien pour vous. Ce journal devient un peu votre carnet de suivi (de survie ?) personnel ou professionnel, pour tous les projets que vous auriez : organisation de votre mariage ou d’un événement, blog, ou autres passions nécessitant un minimum de suivi ou d’auto-motivation. Certes, vous allez passer un soir ou deux à remplir l’objet. Mais il va vous rendre la pareille rapidement.

UN outil pour prendre du recul et se donner les moyens d’atteindre ses objectifs.

C’est au bout d’une petite semaine d’utilisation que j’ai compris ses avantages réels de cet outil qui est devenu un allié. Chaque mois, je commence par définir sur une page mes objectifs principaux, mes priorités. Un objectif n’est pas atteint le mois où je l’avais prévu ? Aucun problème, le but n’étant pas pour moi de me rajouter des objectifs mais de m’aider à les atteindre. La non-réussite de l’objectif va me permettre d’analyser pourquoi je ne l’ai pas tenu et donc le mois suivant : soit de le revoir, soit de l’abandonner pour une autre solution. Exemple concret : j’ai prévu de réorganiser la page d’accueil de ce blog. Si je n’y parviens pas d’ici la fin du mois, je m’interrogerai alors sur de la non réalisation de l’objectif : si je n’ai pas réussi parce que je sais mal dimensionner les photos que je voulais positionner en page d’accueil du site, alors je pourrai repousser à dans deux mois (par exemple) l’objectif principal, et me laisser le mois prochain pour atteindre l’objectif intermédiaire (apprendre à bien dimensionner mes images sur Photoshop) qui pour l’instant me bloque. C’est une approche très « constructiviste » qui va me permettre d’organiser ma progression afin d’atteindre mes objectifs. Sur des sujets divers et variés importants pour moi (couture, photo, Photoshop, écriture…).
Sans compter tous les petits objectifs « humains » que je n’avais pas prévus et qui sont venus tout naturellement remplir mes pages, comme reprendre contact avec une amie éloignée, appeler grand-mère, acheter des places de spectacle : je me retrouve à pimenter mon quotidien bien plus que je ne l’aurais cru et à repositionner au centre ce qui est essentiel pour moi.

Je referai le bilan en fin d’année scolaire, mais il m’étonnerait fort que j’abandonne la bête. Elle risque au contraire de m’accompagner dans mes prochains voyages en train ou en avion, ceux-là même qu’elle m’a fait organiser !